*Débuter un projet de triangulation de la signature d’un ancêtre

Établir une signature consiste à identifier la signature ADN-Y ou ADN-mt qui était celle de l’ancêtre. Rappelons qu’une signature ADN de mitochondrie se transmet intégralement de mère en fille, et les filles la transmettent à leurs enfants. Une signature mitochondriale suit donc la lignée utérine (ombilicale) ou le matrilignage. Ainsi votre signature mitochondriale est celle de votre mère biologique, qui l’a reçue de sa mère biologique. On peut remonter ainsi jusqu’à une première femme qui la première posséda cette signature particulière, caractérisée par une série de mutations qu’il est facile de reconnaître par un test dans l’ADN mitochondrial. Les signatures que la majorité des francophones porte ont été apportées en terre d’Amérique par les mères acadiennes, les filles du roi ou par les filles à marier. Dans 5% des cas, l’ancêtre utérine était une autochtone. L’étude de l’ADN-mt ancien qui est effectuée sur des ossements anciens nous indique que nos signatures existaient déjà il y a six mille ans.

Quant à la signature ADN-Y du chromosome Y, elle est possédée uniquement par les hommes. Elle se transmet de père en fils depuis des millénaires. Tous les hommes qui descendent d’un même ancêtre commun qui aura vécu assez récemment, possèdent ou partagent en commun la signature de cet ancêtre. Bien sûr, il existe de légères différences entre les signatures individuelles; mais dans l’ensemble il est possible de constater qu’elles partagent des éléments essentiels indiquant qu’elles proviennent d’un même ancêtre commun.
Les québécois et les acadiens et leurs descendants qui vivent ailleurs en Amérique ont la chance de descendre d’un nombre d’ancêtres masculins et féminins dont le nombre est limité. Par surcroît, les archives BMS ont été bien conservées (cf les Drouin) et les bases de données (BDD) sont déjà en place qui nous permettent de suivre notre ascendance et de remonter jusqu’à eux. Mentionnons le travail extraordinaire du PRDH et, pour la période plus récente, la compilation en cours de complétion dans le cadre du BMS2000 et l’excellent FrancoGene de Denis BEAUREGARD à http://www.francogene.com/

Il existe différents types d’association de famille. Certaines gravitent autour d’un ancêtre commun ou d’un patronyme commun et de ses variantes ou encore d’une catégorie d’ancêtres. Le premier cas d’espèce est illustré par l’Association des descendants de Nicolas Audet dit Lapointe. Le second cas d’espèce est illustré par l’Association des Familles Champagne. Dans un cas, un seul ancêtre sert de phare tandis que dans le second cas de nombreux ancêtres sont impliqués comme premiers arrivants. Le troisième type d’association regroupe des descendants d’hommes ou de femmes qui vinrent s’établir en Nouvelle France (ou Acadie) sous une même profession ou raison d’être. Ainsi, les descendants des Filles du Roi ou des Soldats du Régiment Carignan. Il pourrait aussi exister des associations reposant sur une femme en particulier. Ainsi, les descendants d’une Fille du Roi en particulier (Jeanne Ducorps dit Leduc) ou même d’une Amérindienne en particulier (par ex., Anne Marie Mikmac) pourrait se regrouper pour célébrer leur descendance et étudier ses ramifications dans la population. Les Associations de famille organisent pour leurs membres des réunions, des colloques à caractère historique et culturel, des réunions sociales, des visites de lieux historiques, &c. Une partie des cotisations des membres servent parfois à financer des activités de recherches généalogiques pointues.

Je vous invite à proposer une nouvelle activité, celle de retrouver la signature ADN de l’ancêtre ou des ancêtres éponymes de votre association.

Voici mes suggestions quant à comment procéder:

  1. Faire adopter par l’exécutif un projet de recherche qui consiste à identifier la signature de l’ancêtre patronymique ou des ancêtres des membres de l’Association. Il faut pour cela convaincre les membres influents de l’Association de l’intérêt d’une telle initiative.
  2. Proposer que le coût de ces tests soit assumé en tout ou en partie par l’Association, à même les cotisations annuelles.
  3. Nommer des responsables de projet qui verront à la conduite de la recherche.
  4. Demander au généalogiste de l’Association ou à un généalogiste professionnel d’identifier des descendants de lignées différentes de chacun des ancêtres. Si l’ancêtre est un homme, le généalogiste devra choisir des descendants de fils différents de l’ancêtre; ces fils devront avoir l’ancêtre ciblé en patrilignage et ce dernier devra être l’ancêtre commun le plus rapproché (ACPR) de l’ensemble de ces hommes. Répéter pour chacun des ancêtres s’il l’association regroupe les descendants de plusieurs ancêtres différents. Si l’ancêtre ciblé(e) est une femme, choisir des descendants masculins ou féminins de filles différentes de l’ancêtre ciblée de telle sorte que cette ancêtre soit leur ACPR.
  5. Contacter chacun des candidats qui ont été choisis par le généalogiste pour être testés et les inviter à participer. Obtenir de ceux et celles qui accepteront une autorisation signée permettant aux chercheurs à utiliser leur signature ADN à des fins de recherche.
  6. Compléter l’effectif si certains participants se désistent.
  7. Commander les tests et expliquer aux participants la procédure à suivre pour réaliser le prélèvement d’ADN à l’aide des petits racloirs compris dans le nécessaire à prélèvement.
  8. Les résultats des tests devraient être disponibles 8 à 10 semaines après réception des prélèvements à FTDNA.
  9. Pour la planification du projet et pour l’interprétation, n’hésitez pas à contacter l’un des administrateurs du projet ADN Héritage Français (French Heritage DNA Project à FTDNA). Notre adresse Mél est FrenchDNA@electrononicbox.net

Si tout se passe bien, les signatures révélées par les divers tests d’ADN concorderont entre elles pour ceux ou celles qui descendent du même ACPR. Étant donné que les signatures concordent et que les matrilignages ou patrilignages convergent sur un même ACPR, la triangulation sur cet ACPR sera réussie. Vous serez alors justifiés d’inférer que la signature des descendants est bien celle obtenue par le matrilignage ou le patrilignage depuis cet ACPR. De plus, cette opération valide les filiations matrilinéaires ou patrilinéaires révélées par le chemin documenté, valide ces lignages dans vos généalogies. Enfin, cette signature pourra alors servir d’étalon pour valider les lignages les impliquant dans d’autres arbres généalogiques fondés dans la recherche documentaire. Le Catalogue des signatures ADN ancestrales validées pourra de plus publier cette signature à http://signatures-ADN.org

Je vous suggère de commander auprès de la compagnie Family Tree DNA en passant par le Projet ADN Héritage Français pour obtenir de légères réductions. Des coupons de réduction sont presque toujours disponibles sur le forum du site public du projet ADNHF à http://bit.ly/1HV8AYq rubrique ‘Activity Feed’.

Puis, commander en visitant la page http://bit.ly/NoW89i

Projet ADN Héritage Français à FTDNA, www.FrenchDNA.org

French Heritage DNA Project at FTDNA, www.ADNFrancais.org

 

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