*À quoi sert d’établir la signature de l’ancêtre?

Éablir la signature d’un ancêtre permet de mieux connaître nos origines:

  1. Cela permet de valider des branches de notre généalogie. Ainsi, supposons que la signature de l’ancêtre Morrissette
    est connue par une triangulation valide, cette signature peut alors servir de référence aux Morissette qui font leur généalogie.
    Ainsi un Morissette qui découvre qu’il ne possède pas la signature ancestrale de l’ancêtre Morissette devra se poser des
    questions sur la validité de sa propre descendance dans la lignée des pères.
    Il pourra être un Morissette sur le plan culturel mais en réalité avoir été adopté, assimilé dans une famille de Morrissette, avoir été illégitime ou utérin, &c. Ce Morissette revisera toute ses données documentaires et fouillera les régistres afin de trouver une explication.
    Il est possible qu’il ne trouve pas d’explication au niveau d’une adoption et que l’histoire de la famille s’enrichisse de cette constatation.
    Par contre, celui qui aura le plaisir de constater que sa signature ADN-Y coincide avec celle de l’ancêtre Morissette (telle qu’établie indépendamment de lui) saura que, fort probablement, sa lignée des pères jusqu’à l’ancêtre Morissette, telle que fondée dans la recherche documentaire, est valide.

  2. Nous ne le savons pas encore mais il y a peut-être 2 ou plusieurs signatures de Morissette. Ces signatures, une fois connues et
    validées par triandulation servent de phares pour ceux qui ne savent pas à quelle branche de Morissette ils appartiennent. En comparant leur signature à celles des fondateurs de Morissette ils peuvent apprendre à laquelle des branches ils appartiennent. Et cette connaissance guidera leur recherche documentaire ou encore permettra de la débuter.

  3. Il y a des Morissette qui ont émigré aux USA et qui ont abandonné le nom de famille Morissette parce qu’il était trop difficile à prononcer.
    Certains d’entre eux ont même oublié que leurs ancêtres québécois portaient le patronyme Morissette. Certains pensent être des Morissey, de descendance irlandaise. Un test d’ADN-Y pourra leur révèlera qu’ils possèdent la même signature que les Morissette du Québec.

  4. Il y a aussi des hommes qui ont été adoptés qui peuvent découvrir être finalement des Morissette.
  5. D’autres, sans être au courant que leur père ou grandpère a été adopté ou ait été illégitime découvriront être un Morissette par la concordance de leur signature avec celle des Morisette.
  6. Cette signature ADN-Y permettra peut-être d’établir contact avec de lointains cousins européens, français, anglais ou irlandais et aurorisera la
    poursuite les généalogies des Québécois et Américains en Europe.

  7. L’établissement des signatures patronymiques comme celle des Morissette permettra de répondre à des questions précises de généalogie. Ainsi un Morissette a reconnu un enfant comme étant le sien au moment de son mariage. L’enfant était-il vraiment le sien ou s’agit-il d’une reconnaissance de complaisance pour obtenir la mère comme épouse? Un test d’ADN sur des descendants de cet enfant reconnu pour répondre à cette question.
    Autre question banale : les Morissey et les Morissette descendent-ils d’un même ancêtre relativement lointain? Et les Morris ou Maurice?

  8. La comparaison des signatures d’ADN-Y entre des hommes portant divers noms de famille permet aussi de faire de la généalogie pour
    l’époque où les noms de famille n’étaient pas fixés ou existants. Ainsi, on sait que la majorité des français sont les descendants d’un même homme. Ce sont des frères qui ont établi des patronymes différents. Il est intéressant de connaître la phylogénèse des patronymes qui descendent d’un même ancêtre assez lointain.

  9. Une signature ADN du chromosome Y appartient à un haplogroupe. Le fait de connaitre l’haplogroupe auquel la signature d’un ancêtre appartient permet d’en savoir davantage sur les origines de cet ancêtre. D’une part, dans certains cas connaître l’haplogroupe pourra re-orienter la recherche vers un nouveau lieu de recherche plus approprié. Ainsi, le généalogiste qui se trouve dans une impasse documentaire et qui découvre grâce à l’ADN que son ancêtre paternel ou maternel lointain était autochtone pourra dorénavant chercher dans les régistres des réserves amérindiennes. Le généalogiste pourra aussi raisonner sa curiosité et faire un deuil souhaitable. L’haplogroupe permet de savoir à certains cas à quel groupe ethnogéographique l’ancêtre appartenait: européen, africain, asiatique, amérindien, aborigènes d’Australie.
  10. Si l’ancêtre était européen, était-il présent en Europe durant la dernière glaciation ou est-il entré après avec l’arrivée des agriculteurs et les langues indo-européennes ? Faisait-il partie des cueilleurs-chasseurs ou des agriculteurs? Quel parcours ses propres ancêtres ont-ils probablement suivi depuis l’Afrique jusqu’en Europe? Les ancêtres des Morissette d’aujourd’hui sont-ils issus d’un ancêtre qui a vécu dans le croissant fertile ou dans les plaines de l’Indus, puis le Caucase ? L’ancêtre relativement récent des Morissette était-il un Gaulois, un Celte, un Viking?

Voilà autant d’interrogations dont les résponses peuvent être fournies par un test d’ADN sur le chromosome Y.

Il en est de même pour l’ADN mitochondrial.

13 novembre 2011

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