{"id":131,"date":"2025-10-02T04:39:00","date_gmt":"2025-10-02T08:39:00","guid":{"rendered":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/?page_id=131"},"modified":"2025-12-19T02:50:28","modified_gmt":"2025-12-19T07:50:28","slug":"validation-genealogique","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/validation-genealogique\/","title":{"rendered":"*Validation g\u00e9n\u00e9alogique"},"content":{"rendered":"<p>En compl\u00e9tant un arbre g\u00e9n\u00e9alogique, le g\u00e9n\u00e9alogiste*) construit une structure conforme \u00e0 son interpr\u00e9tation des enregistrements de bapt\u00eames, de mariages et de s\u00e9pultures (BMS) qu\u2019il rencontre au cours de ses recherches documentaires. Il lui arrive m\u00eame d\u2019emprunter des segments de g\u00e9n\u00e9alogies d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9s par d\u2019autres g\u00e9n\u00e9alogistes; il les incorpore alors \u00e0 son arbre sans n\u00e9cessairement toujours rigoureusement les v\u00e9rifier par une conciliation aux actes BMS originaux correspondants. Les informations aussi consciencieusement collig\u00e9es peuvent n\u00e9anmoins ne pas s\u2019av\u00e9rer parfaitement conformes \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 documentaire. De plus, m\u00eame si le sens r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par la documentation se trouve parfaitement respect\u00e9 par la structure de descendance ainsi \u00e9rig\u00e9e, rien n\u2019indique que cette derni\u00e8re respecte la r\u00e9alit\u00e9 biologique. Une toute petite erreur introduite dans une lign\u00e9e pr\u00e8s du de-cujus pourra fausser tout un pan d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie.<\/p>\n<p>Pour plusieurs g\u00e9n\u00e9alogistes, construire une g\u00e9n\u00e9alogie se r\u00e9sume \u00e0 reproduire tr\u00e8s fid\u00e8lement ce que r\u00e9v\u00e8lent les actes BMS. Or, ces actes ne peuvent refl\u00e9ter qu\u2019une r\u00e9alit\u00e9 culturelle, cachant ce qui s&rsquo;est vraiment pass\u00e9 sur le plan de la transmission biologique. En effet, des \u00e9v\u00e9nements dits \u00ab non parentaux \u00bb (\u00c9NP) se produisent, auxquels les enregistrements BMS ne furent pas \u00ab sensibles \u00bb \u00e0 certaines \u00e9poques. C\u2019est le cas de certaines adoptions, des cas d\u2019assimilation silencieuse, de naissances ill\u00e9gitimes, de changements de nom de famille, de la confusion par les chercheurs de couples homonymes ou paronymes, &amp;c.<\/p>\n<p>Une d\u00e9marche g\u00e9n\u00e9alogique qui se veut rigoureuse doit viser l\u2019objectivit\u00e9 et le r\u00e9alisme, \u00e0 l\u2019instar des sciences qui doivent servir ici de mod\u00e8le. Le g\u00e9n\u00e9alogiste doit prendre les moyens de s\u2019assurer que les structures g\u00e9n\u00e9alogiques inf\u00e9r\u00e9es \u00e0 partir des enregistrements BMS sont valides sur le plan biologique. Ce test de validit\u00e9 peut \u00eatre fait par des tests d\u2019ADN. Ainsi, la d\u00e9couverte d\u2019une discontinuit\u00e9 dans la transmission de l\u2019ADN dans une descendance oblige le chercheur \u00e0 remettre en question le r\u00e9sultat de la recherche documentaire, aussi m\u00e9ticuleuse et rigoureuse f\u00fbt-elle. Par ailleurs, le r\u00e9sultat d\u2019un test d\u2019ADN pourra souvent sugg\u00e9rer une r\u00e9orientation de la recherche documentaire, indiquant l\u00e0 o\u00f9 la recherche devra dor\u00e9navant se poursuivre. Dans d\u2019autres cas, le r\u00e9sultat justifiera la fin d\u2019une recherche incessante. Quant aux \u00c9NP r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, une fois concili\u00e9s ou interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la lumi\u00e8re des donn\u00e9es fournie par la recherche documentaire, ils peuvent alimenter l\u2019histoire familiale.<\/p>\n<p>Il serait irr\u00e9alisable de tester par l\u2019ADN chacun des liens de filiation dans une g\u00e9n\u00e9alogie. Cependant, en principe, il est possible de mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve plusieurs lignages d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie et de les valider par quelques tests d\u2019ADN. En effet, une g\u00e9n\u00e9alogie est essentiellement compos\u00e9e de lign\u00e9es des m\u00e8res et de lign\u00e9es des p\u00e8res. Un test de validit\u00e9 consistera \u00e0 comparer la signature d\u2019un anc\u00eatre matrilin\u00e9aire ou patrilin\u00e9aire \u00e0 celle de son descendant av\u00e9r\u00e9 sur le plan documentaire. En d\u00e9couvrant que la signature du descendant all\u00e9gu\u00e9 concorde avec la signature ADN de son anc\u00eatre en matrilignage ou en patrilignage, la cha\u00eene de transmission de cet ADN et donc la s\u00e9quence d\u2019anc\u00eatres r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la recherche documentaire se trouvent ainsi support\u00e9es, valid\u00e9es. Une validation n\u2019est cependant pas une preuve irr\u00e9futable. La validit\u00e9 vient \u00e0 divers degr\u00e9s et elle r\u00e9sulte d\u2019une concordance entre signatures ADN que le hasard ne peut pas expliquer.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent texte explique comment proc\u00e9der \u00e0 une telle validation par l\u2019ADN.<\/p>\n<p><strong>Principes de transmission de l\u2019ADN<\/strong><\/p>\n<p>La structure d\u2019ensemble que forme une g\u00e9n\u00e9alogie peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e comme un \u00e9ventail, tel que l\u2019illustre la Figure 1. Cette figure classique suit le syst\u00e8me de num\u00e9rotation Sosa. La num\u00e9rotation d\u00e9bute avec la personne dont on construit la g\u00e9n\u00e9alogie, aussi appel\u00e9e le \u00ab De-cujus \u00bb. Il est le #1. On num\u00e9rote ensuite les ascendants du #1 en suivant le sens horaire et en migrant vers la p\u00e9riph\u00e9rie \u00e0 chaque g\u00e9n\u00e9ration une fois compl\u00e9t\u00e9e. Ainsi, le p\u00e8re du #1 est le #2 et sa m\u00e8re, le #3. Les nombres pairs correspondent \u00e0 des hommes et les nombres impairs \u00e0 des femmes.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/gadn009pic1.png\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-42\" src=\"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/gadn009pic1-300x220.png\" alt=\"gadn009pic1\" width=\"300\" height=\"220\" srcset=\"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/gadn009pic1-300x220.png 300w, http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/gadn009pic1.png 556w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Figure 1.<\/strong> \u00c9ventail illustrant les diff\u00e9rents lignages qui peuvent \u00eatre valid\u00e9s par des tests d&rsquo;ADN. Les cellules en bleu correspondent \u00e0 des hommes et les rose \u00e0 des femmes. Les anc\u00eatres en matrilignage et en patrilignage se trouvent \u00e0 l\u2019apex de chaque rayon.<\/p>\n<p>Le matrilignage du #1 conduit en apex \u00e0 m1, sa matriarche. Son patrilignage conduit en apex \u00e0 p1, son patriarche. La lign\u00e9e des p\u00e8res du De-cujus (#1) est compos\u00e9e des hommes #2, #4, #8, #16, #32, #64, &#8230;, p1. Sa lign\u00e9e des m\u00e8res se compose des femmes #3 (sa m\u00e8re), #7, #15, #31, #63, #127, &#8230;., m1.<\/p>\n<p>Sur cette figure, chaque rayon qui se rend en p\u00e9riph\u00e9rie de l\u2019\u00e9ventail est constitu\u00e9 soit d\u2019un matrilignage, indiqu\u00e9 en rose, ou d\u2019un patrilignage, indiqu\u00e9 en bleu. Rappelons qu\u2019un matrilignage est une lign\u00e9e ut\u00e9rine ou lign\u00e9e des m\u00e8res. Le patrilignage quant \u00e0 lui est form\u00e9 d\u2019une lign\u00e9e des p\u00e8res. Nous d\u00e9signerons par m1 la matriarche qui se trouve \u00e0 l\u2019apex de la lign\u00e9e directe des m\u00e8res du #1. Elle est aussi la matriarche de toutes les femmes qui composent le matrilignage du #1, d\u00e9butant avec sa propre m\u00e8re, la #3. C\u2019est par convention que la m\u00e8re \u00e0 l\u2019apex est d\u00e9clar\u00e9e \u00ab matriarche \u00bb. Il s\u2019agit de la femme la plus lointainement connue du matrilignage. Sur la Figure 1, la matriarche du #2, \u00e0 savoir le p\u00e8re du #1, est not\u00e9e m2. Il en est de m\u00eame pour les lign\u00e9es patrilin\u00e9aires. Le patriarche de #1 sera not\u00e9 p1. Le patriarche du #6 est p6. Il se trouve \u00e0 l\u2019apex du patrilignage du #6. Et ainsi de suite pour les autres matrilignages et patrilignages de la g\u00e9n\u00e9alogie. La Figure 1 porte uniquement sur huit g\u00e9n\u00e9rations, et se termine \u00e0 l\u2019anc\u00eatre situ\u00e9 en apex de chacun des lignages. Cependant, ce nombre de g\u00e9n\u00e9rations pourra varier d\u2019un lignage \u00e0 un autre et selon les g\u00e9n\u00e9alogies. Chez les qu\u00e9b\u00e9cois, la matriarche correspond le plus souvent \u00e0 la premi\u00e8re femme du matrilignage qui s\u2019est \u00e9tablie en Nouvelle France ou en Acadie il y a 10 \u00e0 13 g\u00e9n\u00e9rations. Ce sont souvent des Filles du Roi ou des Filles \u00e0 marier. Dans environ 6% des cas de qu\u00e9b\u00e9cois de souche, la matriarche sera une autochtone (V\u00c9ZINA et al., 2012) et il sera possible de l\u2019affirmer \u00e0 partir de l\u2019haplogroupe d&rsquo;appartenance de l\u2019ADN mitochondrial \u00e9tudi\u00e9.<\/p>\n<p>Les principes de transmission de l\u2019ADN mitochondrial et de l\u2019ADN du chromosome Y sont simples et la validation des divers matrilignages ou patrilignages se fera gr\u00e2ce \u00e0 leur mode de transmission biologique.<\/p>\n<p>Le premier principe concerne la transmission de l&rsquo;ADN mitochondrial (not\u00e9 ADN-mt) qui suit la lign\u00e9e ut\u00e9rine ou matrilin\u00e9aire. La signature ADN-mt d&rsquo;une personne dans une g\u00e9n\u00e9alogie est celle des femmes qui font partie de sa lign\u00e9e maternelle et qui furent impliqu\u00e9es dans la transmission de cet ADN-mt de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration jusqu\u2019\u00e0 elle. Dans le cas de l\u2019ADN-mt et d\u2019un matrilignage, la personne dont on \u00e9tudie le matrilignage pourra \u00eatre indiff\u00e9remment un homme ou une femme. Les hommes et les femmes re\u00e7oivent int\u00e9gralement leur signature mitochondriale de leur m\u00e8re biologique. Cependant, uniquement les femmes sont en mesure biologiquement de la transmettre \u00e0 leur tour \u00e0 leurs enfants. Ainsi, sur la Figure 1, le #1 poss\u00e8de la signature ADN-mt de sa m\u00e8re #3 et de toutes les femmes de sa lign\u00e9e des m\u00e8res jusqu\u2019\u00e0 la matriarche m1.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me principe concerne la transmission de l&rsquo;ADN du chromosome Y (not\u00e9 ADN-Y) qui n\u2019est poss\u00e9d\u00e9 que par les hommes, pris dans le sens restrictif de \u00ab m\u00e2les \u00bb de notre esp\u00e8ce. Cette transmission de la signature ADN-Y se produit int\u00e9gralement (ou presque) de p\u00e8re en fils, suivant en cela la lign\u00e9e des p\u00e8res. Ainsi, le #1 poss\u00e8de la signature du #2, son p\u00e8re, du #4, son grand-p\u00e8re et de tous les hommes qui font partie du patrilignage du #1, jusqu\u2019au patriarche p1.<\/p>\n<p>De ces deux principes d\u00e9coulent logiquement et biologiquement deux cons\u00e9quences pour la g\u00e9n\u00e9alogie par ADN :<\/p>\n<p>1. Toute femme ou tout homme dans une g\u00e9n\u00e9alogie devrait montrer la m\u00eame signature ADN-mt que sa matriarche en matrilignage.<\/p>\n<p>2. Tout homme dans une g\u00e9n\u00e9alogie devrait montrer la m\u00eame signature ADN-Y que son patriarche en patrilignage.<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dure de mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve d\u2019un lignage<\/strong><\/p>\n<p>Appelons \u00ab personne cibl\u00e9e \u00bb le descendant dont la signature ADN-mt ou ADN-Y sera compar\u00e9e \u00e0 celle de la matriarche ou du patriarche qui se trouve en apex du lignage concern\u00e9. Ainsi, nous rapportant \u00e0 la Figure 1, prenons l\u2019individu #1 comme personne cibl\u00e9e. La signature ADN-mt du #1 sera compar\u00e9e \u00e0 celle de m1, sa matriarche situ\u00e9e en apex de son matrilignage. De m\u00eame, la signature ADN-mt du #2 qui est le p\u00e8re de #1 sera compar\u00e9e \u00e0 celle de sa propre matriarche m2. Il en est de m\u00eame pour l\u2019ADN-Y. La signature ADN-Y du #1 sera compar\u00e9e \u00e0 celle de p1, son patriarche en patrilignage. La signature ADN-Y du #6, le grand-p\u00e8re du #1 du c\u00f4t\u00e9 maternel, sera compar\u00e9e \u00e0 la signature ADN-Y du patriarche p6. Et ainsi de suite pour tous les matrilignages et patrilignages d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie. Voil\u00e0 pour les principes. En pratique la situation se complique par l\u2019impossibilit\u00e9 de tester directement l\u2019ADN des personnes cibl\u00e9es et des anc\u00eatres en apex. Dans le premier cas, il faudra avoir recours \u00e0 des substituts. Leur choix doit s\u2019inscrire dans la logique de la transmission d\u2019ADN \u00e9nonc\u00e9e plus haut. Ainsi, le fils ou la fille av\u00e9r\u00e9e d\u2019une femme cibl\u00e9e disparue (ou ne voulant pas participer \u00e0 la validation) ont h\u00e9rit\u00e9 leur signature ADN-mt de cette derni\u00e8re et pourront servir pour la remplacer afin de tester par ADN-mt un lignage maternel. Le fils ou le petit-fils av\u00e9r\u00e9 d\u2019un homme disparu pourront agir comme substitut de remplacement pour ce dernier et fournir l\u2019ADN-Y qui servira \u00e0 la comparaison avec la signature du patriarche en apex du patrilignage dont ils sont aussi issus. Le fils et le petit-fils ont h\u00e9rit\u00e9 de la signature ADN du chromosome Y du p\u00e8re qui ne peut participer. Or, plus le nombre de g\u00e9n\u00e9rations s\u00e9parant un proxy de la personne \u00e0 remplacer est grand, plus il y a de chances qu\u2019un \u00c9NP se soit produit entre ce proxy et la personne qu\u2019il ou elle remplace. La non-concordance entre les signatures n\u2019impliquera pas obligatoirement que la personne cibl\u00e9e ne descend pas de l\u2019anc\u00eatre en apex. Des explications rivales sont possibles. Cependant, dans le cas d\u2019une concordance parfaite trouv\u00e9e entre la signature du substitut et celle de l\u2019anc\u00eatre en apex, le test aura autant de validit\u00e9 que si la personne cibl\u00e9e avait elle-m\u00eame fourni l\u2019ADN. Afin d\u2019\u00e9viter d\u2019avoir recours \u00e0 des substituts, la validation d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie proc\u00e9dera d\u2019abord en testant les lignages qui touchent le #1 ou qui concernent l\u2019une des trois g\u00e9n\u00e9rations plus en amont, \u00e0 savoir ses parents, ses grands-parents et ses arri\u00e8re-grands-parents.<\/p>\n<p>Tester un lignage consistera \u00e0 comparer la signature ADN de la personne cibl\u00e9e (ou de son \u00ab proxy \u00bb) \u00e0 celle de l\u2019anc\u00eatre qui se trouve en apex de ce lignage maternel ou paternel, selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un matrilignage ou d\u2019un patrilignage. Pour ce faire, il faut conna\u00eetre la signature de la personne cibl\u00e9e et de son anc\u00eatre en apex. Si le lignage est un matrilignage, il faudra commander un test d\u00e9crivant les caract\u00e9ristiques de l\u2019ADN des mitochondries de la personne cibl\u00e9e dans l\u2019arbre. S\u2019il s\u2019agit d\u2019un patrilignage, il faudra commander pour l\u2019homme cibl\u00e9 un test d\u00e9crivant l\u2019ADN de son chromosome Y. Or, comment conna\u00eetre la signature de l\u2019anc\u00eatre en apex puisque cette personne est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e il y fort longtemps? Sa signature ne peut pas \u00eatre lue directement en excavant ses vieux os ou en ou en prenant l\u2019ADN sur des objets lui ayant appartenu. Il est possible que cette signature ait \u00e9t\u00e9 inscrite dans un catalogue de signatures ancestrales valid\u00e9es. Il existe un d\u00e9but de catalogue pour les signatures ancestrales des Laurentiens (Nouvelle-France, Acadie, Am\u00e9rindiens) \u00e0 http:\/\/bit.ly\/XhSQFq<\/p>\n<p>Si la signature n\u2019est pas d\u00e9j\u00e0 catalogu\u00e9e, il faudra alors proc\u00e9der \u00e0 la caract\u00e9risation de cette signature par triangulation.<\/p>\n<p><strong>Identifier et valider la signature ancestrale par triangulation<\/strong><\/p>\n<p>La triangulation est abord\u00e9e plus \u00e0 fond \u00e0 http:\/\/bit.ly\/YKJ9hO. Pour rappel, une triangulation proc\u00e8de par le choix de descendants qui sont av\u00e9r\u00e9s sur le plan documentaire depuis un anc\u00eatre commun le plus rapproch\u00e9 (ACPR). Comme le nom l\u2019indique, l\u2019ACPR est l\u2019anc\u00eatre le plus r\u00e9cent que les deux g\u00e9n\u00e9alogies partagent en commun. Les participants qui sont choisis \u2013 au minimum deux \u2013 doivent poss\u00e9der cet ACPR en matrilignage ou en patrilignage selon le cas. On compare ensuite les signatures ADN-mt ou ADN-Y respectives des participants. Si leurs signatures ADN concordent, c\u2019est qu\u2019ils poss\u00e8dent la signature de leur ACPR. La triangulation est r\u00e9ussie. La triangulation de la signature ancestrale peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e ind\u00e9pendamment de la personne cibl\u00e9e dans une g\u00e9n\u00e9alogie en utilisant des personnes qui sont descendants av\u00e9r\u00e9s de l\u2019ACPR dont on veut \u00e9tablir la signature mais qui ne font pas partie du lignage \u00e0 valider. Le plus souvent cependant, la personne cibl\u00e9e dans une g\u00e9n\u00e9alogie participera \u00e0 la triangulation avec une autre personne externe au lignage que l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 valider.<br \/>\nLorsque la personne cibl\u00e9e participe \u00e0 la triangulation de la signature de l\u2019anc\u00eatre en apex, une triangulation r\u00e9ussie vient valider la lign\u00e9e de transmission de l\u2019ADN-mt ou ADN-Y, selon le cas, entre l\u2019anc\u00eatre en apex et la personne cibl\u00e9e. Lorsque la signature de l\u2019anc\u00eatre a \u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendamment triangul\u00e9e, le g\u00e9n\u00e9alogiste compare alors la signature obtenue pour la personne cibl\u00e9e \u00e0 celle maintenant valid\u00e9e de l\u2019anc\u00eatre en apex du lignage \u00e0 valider. En g\u00e9n\u00e9ral, deux signatures ADN seront consid\u00e9r\u00e9es tout \u00e0 fait concordantes si elles pr\u00e9sentent les m\u00eames mutations et si elles appartiennent au m\u00eame haplogroupe. Or, cette d\u00e9cision n\u2019est pas toujours simple si des diff\u00e9rences minimes existent entre les signatures ou si les haplogroupes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 m\u00eame profondeur.<\/p>\n<p>La g\u00e9n\u00e9alogie par ADN emprunte \u00e0 la science sa d\u00e9marche qui se veut critique et publique. Ses \u00e9nonc\u00e9s doivent demeurer hypoth\u00e9tiques, c&rsquo;est-\u00e0-dire confirmables ou infirmables par d\u2019autres g\u00e9n\u00e9alogistes. Il faudra donc que le chercheur rende public le cas de (non-) concordance et le soumette \u00e0 une communaut\u00e9 de g\u00e9n\u00e9alogistes pour obtenir des avis. Cela peut se faire sur une plateforme comme le www.Forum-ADN.org, par exemple. Il en est de m\u00eame pour la signature de l\u2019anc\u00eatre qui aura \u00e9t\u00e9 nouvellement valid\u00e9e par triangulation. En l\u2019inscrivant au catalogue des signatures ancestrales valid\u00e9es, en joignant les \u00e9l\u00e9ments qui servirent \u00e0 la validation, \u00e0 savoir les signatures ADN des participants avec leur haplogroupe, les listes des m\u00e8res ou des p\u00e8res dont chacun descend, leur ACPR, le g\u00e9n\u00e9alogiste fournit la possibilit\u00e9 \u00e0 d\u2019autres g\u00e9n\u00e9alogistes de la communaut\u00e9 de v\u00e9rifier si le travail a \u00e9t\u00e9 rigoureusement fait et les place dans une position ou il leur est possible de d\u00e9tecter, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des erreurs m\u00e9thodologiques ou documentaires qui viendraient entacher, voire invalider le travail de validation.<\/p>\n<p>Si le descendant cibl\u00e9 poss\u00e8de la signature de l\u2019anc\u00eatre en apex, ce constat viendra:<br \/>\n(1) confirmer la validit\u00e9 biologique de la transmission de l\u2019ADN depuis l\u2019anc\u00eatre en apex, via chacun des anc\u00eatres faisant partie de la cha\u00eene de transmission de cet ADN, jusqu\u2019au descendant cibl\u00e9;<br \/>\n(2) \u00e9tablira la validit\u00e9 de l\u2019engendrement entre chacune des g\u00e9n\u00e9rations faisant partie du lignage valid\u00e9;<br \/>\n(3) confirmer la validit\u00e9 de la recherche documentaire qui aura pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 la construction de ce lignage \u00e0 partir d\u2019actes BMS.<\/p>\n<p>Dans le cas contraire, le fait que le descendant test\u00e9 ne poss\u00e8de pas la signature ADN de son anc\u00eatre en apex signalera une discontinuit\u00e9 dans la transmission de l\u2019ADN entre l\u2019anc\u00eatre all\u00e9gu\u00e9 et son descendant cibl\u00e9. Cette discontinuit\u00e9 peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 divers facteurs. En premier lieu, il peut s\u2019agir d\u2019une erreur documentaire ou cl\u00e9ricale. Il faudra donc toujours rigoureusement r\u00e9viser la preuve documentaire et surveiller la possibilit\u00e9 de confusion entre couples homo ou paronymes. Si la preuve documentaire r\u00e9vis\u00e9e s\u2019av\u00e8re robuste, la discontinuit\u00e9 pourra sugg\u00e9rer qu\u2019un \u00c9v\u00e9nement Non Parental ou \u00c9NP biologique s\u2019est produit dans le lignage concern\u00e9. C\u2019est une invitation \u00e0 retracer l\u00e0 o\u00f9 cet \u00c9NP aurait pu se produire. Par ailleurs, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un \u00c9NP paternel, il est parfois possible de conna\u00eetre le patronyme du p\u00e8re v\u00e9ritable. En effet, une forte concordance de la signature de la personne cibl\u00e9e avec d\u2019autres signatures d\u2019hommes trouv\u00e9es dans une base de donn\u00e9es publique pourra parfois autoriser des hypoth\u00e8ses sur le nom de famille du parent v\u00e9ritable, un pensionnaire, un voisin, confirmable en examinant par ex. les relev\u00e9s d\u2019un recensement. Plusieurs op\u00e9rations de triangulation pourront permettre de cerner la g\u00e9n\u00e9ration o\u00f9 s\u2019est vraisemblablement produit l\u2019\u00c9NP. De plus, la non-concordance au niveau de l\u2019ADN-mt ou de l\u2019ADN-Y pourra sugg\u00e9rer qu\u2019une adoption s\u2019est produite. Ainsi, les hommes dans une g\u00e9n\u00e9alogie se situent \u00e0 l\u2019intersection d\u2019un matrilignage et d\u2019un patrilignage. Si leur ADN-mt et leur ADN-Y ne concordent pas respectivement avec celui de leur anc\u00eatre en matrilignage et en patrilignage, cela pourra sugg\u00e9rer qu\u2019une adoption s\u2019est produite \u00e0 leur niveau ou en amont.<\/p>\n<p>Par ailleurs, il arrivera lors d\u2019une non-concordance que l\u2019haplogroupe d\u2019appartenance de l\u2019ADN du descendant donne des indications sur l\u00e0 o\u00f9 devrait \u00eatre poursuivie la recherche documentaire ou, au contraire, sugg\u00e9rer l\u2019abandon pur et simple de la recherche documentaire. C\u2019est le cas, par exemple, lorsque l\u2019ADN d\u2019une lign\u00e9e suppos\u00e9e europ\u00e9enne r\u00e9v\u00e8le des origines ancestrales am\u00e9rindiennes et que les registres BMS n\u2019existent plus.<\/p>\n<p><strong>Tests d\u2019ADN appropri\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Pour valider un matrilignage, commander des tests ADN-mt<\/p>\n<p>Valider un matrilin\u00e9aire appelle des tests d\u2019ADN portant sur l\u2019ADN mitochondrial poss\u00e9d\u00e9 autant par les hommes que les femmes. La mitochondrie comprend une r\u00e9gion contr\u00f4le subdivis\u00e9e en deux zones hypervariables (HVR-I et HVR-II) et une r\u00e9gion codante (CR). Pour tester un lignage matrilin\u00e9aire, il faut commander des tests ADN-mt couvrant les r\u00e9gions HVR-I et HVR-II. Si les tests sont command\u00e9s aupr\u00e8s de la compagnie Family Tree DNA (FTDNA), les r\u00e9sultats comprendront, en plus d\u2019une description des bases mut\u00e9es de la r\u00e9gion contr\u00f4le (HVR1 et HVR2), un diagnostique assez pr\u00e9cis sur l\u2019haplogroupe d\u2019appartenance. Cet haplogroupe aura \u00e9t\u00e9 obtenu par le lancement de 22 sondes diff\u00e9rentes dont plusieurs interrogent la r\u00e9gion codante m\u00eame si elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 command\u00e9e explicitement. Il existe aussi un test appel\u00e9 \u00ab Full Mitochondrial Sequence \u00bb (FMS) qui d\u00e9crit l\u2019ensemble du g\u00e9nome de la mitochondrie, donc HVR-I, HVR-II et CR. Ce test est id\u00e9al pour d\u00e9cider de l\u2019haplogroupe auquel appartient un ADN-mt et pour \u00e9tablir le degr\u00e9 de concordance entre des g\u00e9nomes mitochondriaux. Les signatures ADN-mt seront consid\u00e9r\u00e9es parfaitement concordantes si elles poss\u00e8dent exactement les m\u00eames mutations (variations depuis le CRS ou depuis le RSRS), exception faite de certaines mutations consid\u00e9r\u00e9es banales en raison de leur inconstance ou volatilit\u00e9. Un test comprenant HVR-I et HVR-II (le test mtDNAplus) co\u00fbte 50$. Le test FMS (mtFullSequence) co\u00fbte 200$ mais porte sur 16 fois plus de bases. Pour commander dans le cadre du projet ADN H\u00e9ritage Fran\u00e7ais, visiter notre page \u00e0 http:\/\/bit.ly\/XC6LpM<\/p>\n<p><strong>Pour valider un patrilignage, commander des tests ADN-Y<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Valider un patrilin\u00e9aire appelle des tests d\u2019ADN portant sur l\u2019ADN du chromosome Y qui est poss\u00e9d\u00e9 uniquement par les hommes. Une femme pourra conna\u00eetre l\u2019ADN-Y de son patrilignage en demandant \u00e0 son p\u00e8re, \u00e0 son fr\u00e8re ou \u00e0 un oncle paternel de fournir les pr\u00e9l\u00e8vements qui serviront aux analyses. Pour bien conna\u00eetre l\u2019ADN du chromosome Y d\u2019un homme, il faut d\u00e9crire le polymorphisme de r\u00e9p\u00e9tition (les STR) et le polymorphisme d\u2019\u00e9tat (les SNP). Deux tests distincts fourniront ces informations. Le premier \u00e9tablira une signature reposant sur un minimum de 25 marqueurs de type \u00ab Short Tandem Repeat \u00bb (STR). Les STR contribuent au polymorphisme de r\u00e9p\u00e9tition et forment ce qu\u2019on appelle parfois les microsatellites. Un second test examinera le polymorphisme d\u2019\u00e9tat de l\u2019ADN-Y et r\u00e9v\u00e9lera la pr\u00e9sence de mutations SNP singuli\u00e8res. Ces SNP permettent d\u2019identifier l\u2019haplogroupe et le sousclade (une subdivision de l\u2019haplogroupe) d\u2019appartenance de cet ADN-Y. Ce test est appel\u00e9 \u00ab Deepclade \u00bb. Jusqu\u2019en 2015 les r\u00e9sultats d\u2019un test Geno2 fourniront la m\u00eame information que le test \u00ab Deepclade \u00bb et pourront donc avantageusement le remplacer. Ult\u00e9rieurement, d\u2019autres tests plus avanc\u00e9s deviendront s\u00fbrement disponibles.<\/p>\n<p>Deux signatures ADN-Y fournies par des hommes de m\u00eame patronyme ou de variantes seront dites parfaitement concordantes si (1) l\u2019ensemble des valeurs des marqueurs STR correspondants sur les deux signatures ne sont pas diff\u00e9rentes de plus de 15%, et si (2) les deux signatures poss\u00e8dent les m\u00eames SNP, appartenant ainsi au m\u00eame haplogroupe ADN-Y et au m\u00eame sousclade. La compagnie FTDNA estime par r\u00e9gression statistique l\u2019haplogroupe d\u2019appartenance lorsqu\u2019un test portant sur 25 marqueurs est command\u00e9. C\u2019est un point de d\u00e9part uniquement. Le diagnostique s\u2019av\u00e8re beaucoup plus pr\u00e9cis (et valide) lorsqu\u2019un test \u00ab Deepclade \u00bb distinct est command\u00e9 (ou le Geno2). L\u2019haplogroupe et le sousclade sont alors d\u00e9termin\u00e9s en examinant le polymorphisme d\u2019\u00e9tat r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par les SNP, au lieu d\u2019\u00eatre estim\u00e9 par r\u00e9gression. Il faut garder en t\u00eate que deux signatures peuvent concorder et \u00eatre tr\u00e8s semblables quant \u00e0 leurs valeurs STR mais appartenir \u00e0 des haplogroupes diff\u00e9rents. Un test portant sur 25 marqueurs STR co\u00fbte environ 125$.<\/p>\n<p>Avant de commander un test, il est important de parcourir les bases de donn\u00e9es publiques comme YSearch.org ou MitoSearch.org pour s\u2019assurer qu\u2019une personne cadrant avec notre projet de triangulation n\u2019aurait pas d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 un tel test. Dans le cas de l\u2019ADN-Y, il s\u2019agira d\u2019un homme de m\u00eame patronyme ou d\u2019une variante. L\u2019int\u00e9r\u00eat est \u00e9videmment de diminuer les co\u00fbts de la recherche g\u00e9n\u00e9alogique par ADN. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, il s\u2019agira alors de contacter ce g\u00e9n\u00e9alogiste et de v\u00e9rifier avec lui ou elle sa g\u00e9n\u00e9alogie afin de d\u00e9terminer si vous poss\u00e9dez un ACPR commun; et d&rsquo;inviter ce cousin \u00e0 participer \u00e0 votre recherche.<\/p>\n<p><strong>Pour r\u00e9aliser une triangulation valide<\/strong><\/p>\n<p>Les principes pour obtenir une triangulation valide sont les m\u00eames pour l\u2019ADN-mt et l\u2019ADN-Y. Prenons comme exemple la triangulation de la signature ADN-mt de m1, la matriarche en matrilignage du De-cujus #1. La signature du #1, de m\u00eame que celle d\u2019une autre personne av\u00e9r\u00e9e descendre de la m\u00eame matriarche m1 sont requises. \u00c9videmment cette autre personne doit poss\u00e9der m1 dans son matrilignage. Leur anc\u00eatre commune la plus rapproch\u00e9e (ACPR) est alors d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 partir de leurs g\u00e9n\u00e9alogies documentaires respectives. Pour que la triangulation soit parfaitement r\u00e9ussie, il faut que cet ACPR soit l\u2019anc\u00eatre m1, \u00e0 l\u2019apex du matrilignage de chacun. Autrement dit, il faut que le #1 et cette personne descendent de deux filles distinctes de m1, chacune donnant lieu \u00e0 une lign\u00e9e de femmes.<\/p>\n<p>Une triangulation sera parfaitement r\u00e9ussie sur m1 si les trois concordances suivantes sont r\u00e9alis\u00e9es:<br \/>\n(1) les deux personnes pr\u00e9sentent des signatures ADN-mt qui sont identiques; (2) les deux personnes sont descendantes av\u00e9r\u00e9es de m1 sur le plan documentaire et m1 fait partie de leur matrilin\u00e9age respectif; (3) leur ACPR en matrilignage est m1.<\/p>\n<p>Si les concordances (1) ou (2) ne sont pas obtenues la triangulation \u00e9choue. Ainsi, si les signatures des personnes fournissant l\u2019ADN ne correspondent pas, ou si leur ascendance matrilin\u00e9aire ou patrilin\u00e9aire respective ne convergent pas sur un ACPR, la triangulation \u00e9choue. Si uniquement (3) ne se trouve pas satisfait et que l\u2019ACPR n\u2019est pas la matriarche mais une de ses filles, alors la triangulation est r\u00e9ussie jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ACPR concern\u00e9. Il arrivera que l\u2019ACPR ne soit pas m1 mais une de ses filles. C\u2019est le cas lorsque m1 n\u2019a eu qu\u2019une seule fille ayant de la descendance jusqu\u2019\u00e0 ce jour. Rappelons que les deux personnes fournissant l\u2019ADN-mt servant \u00e0 la validation de la signature ancestrale matrilin\u00e9aire doivent descendre de deux filles distinctes de la matriarche. Une triangulation r\u00e9ussie sur la fille m1-1 de m1 ne valide le matrilignage que jusqu\u2019\u00e0 cette fille et non jusqu\u2019\u00e0 m1 en apex. Cette triangulation pr\u00e9sente moins de validit\u00e9 que si m1 \u00e9tait l\u2019ACPR. En effet, il est toujours possible qu\u2019un \u00c9NP ou une erreur documentaire se soit produit entre la fille et m1. La validit\u00e9 d\u2019une triangulation sur m1 correspondra donc \u00e0 jusqu\u2019\u00e0 quel point la signature ADN-mt des personnes servant \u00e0 la triangulation est bien celle de m1, l\u2019anc\u00eatre cibl\u00e9. Par rapport \u00e0 m1, une triangulation ayant comme ACPR m1+1 est moins valide qu\u2019une triangulation ayant m1 comme ACPR. Or, une validation partielle r\u00e9ussie sur un ACPR plus r\u00e9cent que l\u2019anc\u00eatre en apex est d\u00e9j\u00e0 bien mieux qu\u2019aucune validation.<\/p>\n<p>Les m\u00eames pr\u00e9cautions m\u00e9thodologiques s\u2019appliquent lors de la validation de la signature ancestrale d\u2019un patriarche. Ainsi, le patriarche p1 doit \u00eatre l\u2019ACPR des deux hommes qui fourniront la signature ADN-Y. Cette triangulation sur p1 ne sera r\u00e9ussie \u00e0 100% que si les signatures correspondent \u00e0 celles de fils distincts de p1. Ces fils peuvent provenir de diff\u00e9rents lits mais avoir le m\u00eame p\u00e8re. Autrement, la triangulation ne pourra se faire que sur l\u2019ACPR qui sera un des descendants plus en aval de p1.<\/p>\n<p><strong>Propective<\/strong><\/p>\n<p>Si suite aux triangulations r\u00e9ussies les signatures des anc\u00eatres sont syst\u00e9matiquement catalogu\u00e9es et enregistr\u00e9es dans les bases de donn\u00e9es accessibles au public, elles pourront par la suite servir de balises pour la recherche g\u00e9n\u00e9alogique et seront disponibles pour la validation d\u2019autres lignages dans la m\u00eame g\u00e9n\u00e9alogie ou dans d&rsquo;autres ayant ces m\u00eames anc\u00eatres en apex. Un homme ou une femme faisant partie d\u2019une cha\u00eene de descendance valid\u00e9e par triangulation peut aussi servir \u00e0 la validation d\u2019autres lignages dans la m\u00eame g\u00e9n\u00e9alogie ou dans une autre g\u00e9n\u00e9alogie. En effet, le m\u00eame anc\u00eatre peut revenir comme g\u00e9niteur dans divers lignages d\u2019une m\u00eame g\u00e9n\u00e9alogie. Or si nous connaissons d\u2019une pr\u00e9c\u00e9dente validation la signature ADN que cet anc\u00eatre a transmise \u00e0 sa descendance, cette connaissance pourra \u00eatre utilis\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9alogiste pour pr\u00e9dire l\u2019ADN d\u2019une s\u00e9rie de descendants participant \u00e0 d\u2019autres lignages. Ainsi les signatures ADN-mt et ADN-Y et les haplogroupes des couples faisant partie de lignages valid\u00e9s devraient \u00eatre consign\u00e9es dans des bases de donn\u00e9es et servir \u00e0 la validation de lign\u00e9es nouvelles.<\/p>\n<p>En ce qui regarde les fondateurs du Canada fran\u00e7ais et de l\u2019Acadie, le catalogage a d\u00e9but\u00e9 dans le cadre du projet ADN H\u00e9ritage fran\u00e7ais (http:\/\/bit.ly\/1bh9HmM). En outre, cette information sur l\u2019ADN-mt et l\u2019ADN-Y pourra \u00e9ventuellement \u00eatre incorpor\u00e9e \u00e0 des bases-de-donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9alogiques en tant que composante transmise h\u00e9r\u00e9ditairement aux descendants, suivant le matrilignage ou le patrilignage respectif chacun. Une telle base-de-donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9alogique sera en mesure de pr\u00e9dire la signature ADN-mt d&rsquo;un descendant et, dans le cas d&rsquo;un descendant masculin, de pr\u00e9dire par surcro\u00eet sa signature ADN-Y.<\/p>\n<p>Ce travail de fondation de nos g\u00e9n\u00e9alogies dans l&rsquo;ADN prendra plusieurs ann\u00e9es \u00e0 se r\u00e9aliser et donnera sans doute lieu \u00e0 des d\u00e9bats captivants, voire controvers\u00e9s, \u00e0 propos de la nature m\u00eame de la g\u00e9n\u00e9alogie, tant\u00f4t vue comme une entreprise essentiellement culturelle ou comme le r\u00e9sultat d&rsquo;une articulation des donn\u00e9es culturelles \u00e0 celles fournies par l&rsquo;analyse scientifique de la transmission de l&rsquo;ADN.<\/p>\n<p>Version du 2025-OCT-02<\/p>\n<p>R\u00c9F\u00c9RENCES<\/p>\n<p>V\u00c9ZINA, H., JOMPHE, M., LAVOIE, E, MOREAU, C. &amp; LABUDA, D. (2012). L\u2019apport des donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques \u00e0 la mesure g\u00e9n\u00e9alogique des origines am\u00e9rindiennes des Canadiens fran\u00e7ais. Cahiers qu\u00e9b\u00e9cois de d\u00e9mographie, 41, 87-105.<\/p>\n<p>Le Catalogue des signatures ancestrales valid\u00e9es se trouve \u00e0 https:\/\/www.francogene.com\/triangulation\/index.php<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En compl\u00e9tant un arbre g\u00e9n\u00e9alogique, le g\u00e9n\u00e9alogiste*) construit une structure conforme \u00e0 son interpr\u00e9tation des enregistrements de bapt\u00eames, de mariages et de s\u00e9pultures (BMS) qu\u2019il rencontre au cours de ses recherches documentaires. Il lui arrive m\u00eame d\u2019emprunter des segments de g\u00e9n\u00e9alogies d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9s par d\u2019autres g\u00e9n\u00e9alogistes; il les incorpore alors \u00e0 son arbre sans n\u00e9cessairement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131"}],"collection":[{"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=131"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1888,"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions\/1888"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}