{"id":1614,"date":"2021-01-11T11:20:54","date_gmt":"2021-01-11T16:20:54","guid":{"rendered":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/?page_id=1614"},"modified":"2021-01-12T09:21:45","modified_gmt":"2021-01-12T14:21:45","slug":"il-y-a-4000-ans-les-branches-dhommes-beaugrand-perrot-a-pierre-belhumeur-blosse-et-soucy-lavigne-nen-formaient-quune-seule-la-z142","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/il-y-a-4000-ans-les-branches-dhommes-beaugrand-perrot-a-pierre-belhumeur-blosse-et-soucy-lavigne-nen-formaient-quune-seule-la-z142\/","title":{"rendered":"Il y a 4,000 ans les branches d&rsquo;hommes Beaugrand, Perrot (\u00e0 Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n&rsquo;en formaient qu&rsquo;une seule, la Z142."},"content":{"rendered":"\n<p>Il y a environ 4,000 ans les branches des hommes Beaugrand, Perrot (\u00e0 Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n&rsquo;en formaient qu&rsquo;une seule, la Z142. L&rsquo;arborescence pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Figure 1 illustre sch\u00e9matiquement comment ces lign\u00e9es se sont diff\u00e9renci\u00e9es \u00e0 partir de la lign\u00e9e Z142 pour former quatre branches d&rsquo;hommes distinctes qui persistent jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.<br><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"713\" height=\"353\" class=\"wp-image-1620\" style=\"width: 600px;\" src=\"http:\/\/miroise.org\/GparADN\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Z142descendants.gif\" alt=\"\"><br><strong>Figure 1. Diff\u00e9renciation en aval du SNP Z142 de quatre lign\u00e9es d&rsquo;hommes que l&rsquo;on trouve au Qu\u00e9bec de nos jours et qui avaient le m\u00eame anc\u00eatre patrilin\u00e9aire il y a ~4,000 ans.<\/strong><br><br>Seuls les hommes peuvent transmettre leur chromosome Y \u00e0 leur gar\u00e7on lors de la f\u00e9condation. Ce p\u00e8re l&rsquo;a re\u00e7u de son p\u00e8re, qui l&rsquo;a \u00e0 son tour re\u00e7u de son propre p\u00e8re. Ce chromosome Y suit la lign\u00e9e des p\u00e8res, le patrilignage.&nbsp; Le chromosome Y comprend environ 57 millions de paires de bases azot\u00e9es. Pour rappel, les quatre bases sont l&rsquo;Ad\u00e9nine, la Cytosine, la Guanine et la Thymine, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;alphabet de base de l&rsquo;ADN bas\u00e9 sur la premi\u00e8re lettre de ces 4 bases: A, C, G, T.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment de la production des spermatozo\u00efdes, il arrive que des mutations se produisent dans l&rsquo;ADN du chromosome Y et qu&rsquo;un fils n&rsquo;h\u00e9rite pas une copie exacte du chromosome Y de son p\u00e8re. L&rsquo;une des paires de bases \u00e0 une position donn\u00e9e peut s&rsquo;\u00eatre substitu\u00e9e \u00e0 une autre, une paire additionnelle peut s&rsquo;y \u00eatre ins\u00e9r\u00e9e ou, au contraire, une ou plusieurs paires peuvent aussi dispara\u00eetre. Une fois qu&rsquo;elles se produisent dans l&rsquo;ADN du chromosome Y, les mutations sont transmises h\u00e9r\u00e9ditairement. Les gar\u00e7ons de cet homme poss\u00e9deront ces m\u00eames mutations dans leur ADN-Y et leurs fils les transmettront \u00e0 leur tour \u00e0 leurs propres fils si ces derni\u00e8res ne rendent pas st\u00e9rile leur porteur ou ne sont pas mortelles.&nbsp; On estime qu&rsquo;\u00e0 chaque 100 ans environ une nouvelle mutation se produit dans l&rsquo;ADN du chromosome Y d&rsquo;une lign\u00e9e d&rsquo;hommes. On peut donc consid\u00e9rer le chromosome Y comme une archive cumulative des mutations produites dans une lign\u00e9e d&rsquo;hommes depuis les premiers hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>En suivant ces caract\u00e9ristiques, il est ainsi possible de suivre les lign\u00e9es d&rsquo;hommes et de remonter \u00e0 un homme qui fut, en principe, le premier \u00e0 poss\u00e9der un chromosome Y \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une lign\u00e9e d&rsquo;hommes particuli\u00e8re.&nbsp; Les chercheurs utilisent donc ces mutations pour suivre la phylogen\u00e8se de l&rsquo;ADN du chromosome Y humain. Une mutation introduit donc une bifurcation entre la branche ancestrale qui se poursuit et une nouvelle branche qui en \u00e9merge, formant ainsi une d\u00e9rivation. Les mutations retenues par les chercheurs pour reconstituer la phylog\u00e9n\u00e8se de l&rsquo;ADN s&rsquo;appellent des SNP, pour &lt;Singularit\u00e9 du Nucl\u00e9otide Polymorphique&gt;.&nbsp; Chacune des nouvelles mutations SNP d\u00e9couverte dans l&rsquo;ADN-Y re\u00e7oit un label et est catalogu\u00e9e \u00e0 <a href=\"http:\/\/ybrowse.org\/gb2\/gbrowse\/chrY\/\">http:\/\/ybrowse.org\/gb2\/gbrowse\/chrY\/<\/a>?&nbsp; en indiquant sa position sur le chromosome et la valeur ancestrale. La plupart des nouvelles mutations sont trouv\u00e9es dans l&rsquo;ADN des g\u00e9n\u00e9alogistes qui se font tester pour mieux conna\u00eetre leurs origines ancestrales. Le buisson de l&rsquo;ADN-Y est dynamique et cro\u00eet syst\u00e9matiquement plus de g\u00e9n\u00e9alogistes d\u00e9cident de se faire tester.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les chromosomes Y des lign\u00e9es des hommes Belhumeur-Blosse, des Perrot (lign\u00e9e de Pierre), des Beaugrand-Champagne et des Soucy-Lavigne de la Figure 1 ont tous \u00e9t\u00e9 test\u00e9s pour leurs SNP. De plus, nous savons par triangulation que les lign\u00e9es d&rsquo;hommes Perrot. Beaugrand-Champagne et Soucy-Lavigne sont bien celles introduites en Nouvelle France par les premiers arrivants de leurs lign\u00e9es respectives.&nbsp; La lign\u00e9e Belhumeur-Blosse est en voie de triangulation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les triangulations de ces lign\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es au Catalogue de signatures ancestrales \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.triangulations.ca\">www.triangulations.ca<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Les chromosomes Y de ces quatre lign\u00e9es d&rsquo;hommes appartiennent tous \u00e0 l&rsquo;haplogroupe majeur R-M269 et \u00e0 une ramification de ce dernier appel\u00e9e la branche R-U152. Cette branche U152 est consid\u00e9r\u00e9e comme celle des &lt;Celtes alpins&gt;. Au cours des mill\u00e9naires depuis son implantation en Europe \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge du fer il y a ~4500 ans, cette branche U152 a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objet de nombreuses mutations SNP.&nbsp; Les chercheurs en g\u00e9n\u00e9alogie g\u00e9n\u00e9tique ont \u00e9t\u00e9 en mesure, \u00e0 partir des SNP apparus plus en aval de U152, de subdiviser les radiations de la branche U152 en plusieurs petites branches appel\u00e9es sousclades et l&rsquo;un de ces sousclades est d\u00e9fini par le SNP Z142.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La phylog\u00e9n\u00e8se des mutations SNP d&rsquo;une branche patrilin\u00e9aire peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par le parcours s\u00e9quentiel des SNP qui le composent. Ce parcours correspond aux haplogroupes successifs auxquels ont appartenu les anc\u00eatres successifs de cette branche, depuis les premiers hommes africains jusqu&rsquo;au SNP le plus r\u00e9cent de la branche.<\/p>\n\n\n\n<p>La notation utilis\u00e9e dans ce parcours pour en indiquer les \u00e9tapes comprend d&rsquo;abord le nom de l&rsquo;haplogroupe majeur d&rsquo;appartenance, par ex. l\u2019haplogroupe R,&nbsp; suivi du SNP qui sert de crit\u00e8re d&rsquo;appartenance \u00e0 cet haplogroupe ou au sousclade de cet haplogroupe.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Voici le parcours que les quatre lign\u00e9es d&rsquo;hommes de la Figure 1 ont suivi  depuis les premiers hommes africains jusqu&rsquo;au SNP Z142:<\/p>\n\n\n\n<p>[Premiers hommes] &gt; A0-T-A2752 &gt; A1-L985 &gt;A1b-Z11900 &gt;BT-M9379 &gt;CT-CTS11575 &gt; CF-PF2723 &gt;F-CTS11726 &gt; GHIJK-M3684 &gt; HIJK-PF3494 &gt; IJK-PF3497 &gt; K-PF5459 &gt; K2-PF5979 &gt; K2b<strong>&#8211;<\/strong>PF5990<strong>&gt;<\/strong> P-PF5850 &gt; P-M1254&gt; P-PF5867&gt; P-P337&gt; P-P284&gt; P-P226 &gt; R-L248 &gt; R-Y482&gt; R1-F211&gt; R1b-PF6090 &gt;R-L754&gt; R-L389&gt; R-P297&gt; R-M269&gt; R-L23&gt; R-L51&gt; R-L52&gt; R-L151&gt; R-P312&gt; R-U152 &gt; R-L2 &gt; R-Z49 &gt; R-Z142<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce parcours de SNP, le signe&nbsp; &gt; correspond \u00e0 une descendance. Ainsi A1-L985 &gt; A1b-Z11900 &gt; BT-M9379 signifie que l&rsquo;haplogroupe A1 est l&rsquo;anc\u00eatre de l&rsquo;haplogroupe A1b et que A1b est le descendant de A1. A1b est \u00e9galement l&rsquo;anc\u00eatre de BT. BT descend de A1b. La descendance n&rsquo;implique pas \u00eatre le fils de l&rsquo;anc\u00eatre mais plut\u00f4t \u00eatre un descendant de son descendant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La nomenclature utilis\u00e9e dans le parcours plus haut est celle de Yfull. FTDNA&nbsp; et ISOGG utilisent d&rsquo;autres labels pour les m\u00eames SNP.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceux qui ont acc\u00e8s \u00e0 internet peuvent examiner la &lt;taxonomie&gt; de l&rsquo;arbre pr\u00e9par\u00e9 par Yfull \u00e0&nbsp; <a href=\"https:\/\/yfull.com\/live\/tree\/A0-T\/\">https:\/\/yfull.com\/live\/tree\/A0-T\/<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La section qui concerne R-Z142 et ses sousclades se trouve \u00e0 <a href=\"https:\/\/yfull.com\/live\/tree\/R-Z142\/\">https:\/\/yfull.com\/live\/tree\/R-Z142\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour revenir \u00e0 mon affirmation initiale, voulant que ces 4 lign\u00e9es n&rsquo;en formaient qu&rsquo;une seule il y 4,000 ans, elle implique que ces quatre lign\u00e9es d&rsquo;hommes ont obligatoirement partag\u00e9 un anc\u00eatre commun \u00e0 chacune des \u00e9tapes depuis les premiers hommes (pr\u00e9sum\u00e9s africains) jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;anc\u00eatre R-Z142. En fait, ces lign\u00e9es n\u2019en formaient qu\u2019une seule jusqu&rsquo;au SNP Z142 et ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;il y a environ 3,500 ans qu\u2019elles se sont diff\u00e9renci\u00e9es les unes des autres. Tel qu\u2019illustr\u00e9 \u00e0 la Figure 1, le sousclade Z142 s&rsquo;est alors subdivis\u00e9 en d&rsquo;autres sousclades, les FGC22963 et S7402. Puis, le sousclade S7402 a donn\u00e9 lieu \u00e0 trois sousclades additionnels, conduisant de nos jours \u00e0 des qu\u00e9b\u00e9cois portant les patronymes de Perrot (de Perrot Pierre), Beaugrand-Champagne, et Soucy-Lavigne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment les lign\u00e9es d&rsquo;hommes concern\u00e9es ne portaient pas n\u00e9cessairement les noms que leurs descendants portent aujourd&rsquo;hui. Les noms de famille fixes et h\u00e9r\u00e9ditaires s\u2019\u00e9tablirent au 10e si\u00e8cle en France (pour les contrats et l\u2019imposition). Il aura suffi que deux fr\u00e8res ou cousins choisissent des patronymes diff\u00e9rents pour que leurs deux patronymes distincts se transmettent jusqu\u2019\u00e0 nous.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de faire tester &lt;profond\u00e9ment&gt; notre chromosome Y afin d\u2019y trouver les SNP les plus r\u00e9cents, n&rsquo;est pas uniquement d&rsquo;identifier parfaitement l&rsquo;haplogroupe auquel notre ADN-Y appartient.&nbsp; Il permet aussi d&rsquo;en d\u00e9couvrir la phylog\u00e9n\u00e8se et de comprendre les liens de parent\u00e9 qui existent entre diverses lign\u00e9es d&rsquo;hommes qui partagent, au moins en partie, un m\u00eame parcours phylog\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus les hommes feront tester leur Y pour conna\u00eetre les mutations les plus r\u00e9centes dans leur chromosome Y, plus l&rsquo;arbre repr\u00e9sentant la phylog\u00e9n\u00e8se de l&rsquo;ADN du chromosome Y humain deviendra d\u00e9taill\u00e9 et fleuri. Cela augmentera nos chances de trouver des concordants au niveau du parcours de l&rsquo;haplogroupe. Des informations collig\u00e9es sur les origines de ces lign\u00e9es d&rsquo;hommes pourront \u00e9ventuellement nous aider \u00e0 trouver les origines r\u00e9gionales de nos propres anc\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette information phylog\u00e9n\u00e9tique s&rsquo;ajouteront celles fournies par les recherches sur l&rsquo;ADN ancien. L\u2019arch\u00e9og\u00e9n\u00e9tique a pris une expansion spectaculaire depuis 2013.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous pouvons d\u00e9j\u00e0 entrevoir les cultures successives auxquelles nos anc\u00eatres particip\u00e8rent, \u00e0 la lumi\u00e8re de notre propre parcours phylog\u00e9n\u00e9tique, des d\u00e9couvertes faites gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ADN ancien et de l\u2019histoire, sujet que j&rsquo;aborderai dans une prochaine chronique.<\/p>\n\n\n\n<p>Jacques P. BEAUGRAND PhD.<br><br>beaugrand.jacques@UQAM.ca<\/p>\n\n\n\n<p>Dunham, 11 janvier 2021.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a environ 4,000 ans les branches des hommes Beaugrand, Perrot (\u00e0 Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n&rsquo;en formaient qu&rsquo;une seule, la Z142. L&rsquo;arborescence pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la Figure 1 illustre sch\u00e9matiquement comment ces lign\u00e9es se sont diff\u00e9renci\u00e9es \u00e0 partir de la lign\u00e9e Z142 pour former quatre branches d&rsquo;hommes distinctes qui persistent jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.Figure 1. 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