À QUOI SERT UNE SIGNATURE VALIDÉE?

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Une signature validée fournit la quasi certitude que celle-ci fut bien celle de l’ancêtre commun le plus récent (ACPR).
En amont de l’ACPR triangulé, la certitude faiblit en moyenne de 1% par génération. En effet, un événement non parental (ÉNP) a pu se produire à l’une ou l’autre des générations qui précédèrent l’ACPR, introduisant ainsi une discontinuité dans la transmission de l’ADN d’un ancêtre annoncé sur le plan documentaire et la réalité biologique.

Une triangulation qui est réussie valide par le fait même toute la chaîne de filiations depuis l’ACPR jusqu’à chacune des personnes qui ont fourni l’ADN de support à cette validation. De plus, toute personne autre que celles ayant servi de support à la triangulation qui possède à la fois la signature ADN de l’ACPR et qui peut démontrer sur le plan documentaire descendre en lignée directe de cet ACPR, voit aussi sa descendance confirmée. Toute la chaîne des filiations documentées entre l’ACPR et cette personne se trouve donc aussi validée.

Une signature validée permet de prédire la signature des descendants et permet de valider des lignées maternelles ou paternelles dans une généalogie.

Dans certains cas de signatures typiques de par les mutations qu’elles comprennent ou encore dans le cas d’un haplogroupe rare, il devient possible de prédire de quelle matriarche une personne descend sur le plan de l’ADN-mt, sans connaître la généalogie de cette personne. C’est aussi possible avec l’ADN-Y. Cela permet de guider la recherche documentaire. C’est aussi particulièrement utile pour les personnes adoptées ou qui ont perdu leurs origines.

Les généalogistes qui envisagent compléter leur généalogie documentaire dans le pays d’origine du pionnier de leur lignée ou qui veulent reconnecter avec des cousins génétiques européens doivent s’assurer préalablement que leur signature ADN est bien celle de leur patriarche, premier établi en Amériques. Il faut le faire AVANT d’inviter des homonymes vivant outre-Atlantique à se faire tester dans le but de comparer les signatures ADN-Y. La même chose s’applique à l’identité d’une matriarche qui doit être établie avant de lancer des invitations et d’offrir gracieusement des tests d’ADN-mt.

On aura compris qu’une signature triangulée sert de phare pour ceux et celles qui cherchent leurs origines. Lorsque qu’un généalogiste constate que sa signature concorde avec celle publiée au Catalogue et que ses recherches documentaires pointent cette même matriarche ou ce même patriarche, ce généalogiste s’en trouve grandement renforcé dans son travail. Au contraire lorsque le patriarche ou la matriarche génétique ne correspond pas à celui ou à celle annoncée par le documentaire, le généalogique doit comprendre qu’il fait face soit à un ÉNP, soit à une erreur documentaire et réviser ou réorienter sa recherche.

Certaines signatures répertoriées au Catalogue présentent des caractéristiques singulières. Ces idiosyncrasies permettent de plus en plus de prédire la matriarche ou le patriarche d’une personne qui vient d’être testée. Une fois la matriarche ou le patriarche connu, la recherche documentaire s’en trouve grandement facilitée. Dans certains cas, la connaissance de la matriarche ou du patriarche sur le plan de l’ADN permettra de contourner une impasse documentaire ou encore permettra de résoudre des rumeurs familiales, contribuant ainsi à résoudre des énigmes familiales.