Le Catalogue

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Le présent ‘Catalogue de signatures ancestrales validées’ affiche sur internet des signatures qui furent vraisemblablement celles de pionniers et pionnières établis en Nouvelle France au 17ième siècle, ainsi que celles de femmes autochtones qui fondèrent les lignées mitochondriales Amérindiennes dont plus de 5% des ‘Laurentiens’ sont porteurs de nos jours.

Le Catalogue prend en charge deux types de signatures ancestrales: les signatures mitochondriales, qui sont transmises en suivant la descendance utérine, et les signatures du chromosome Y, transmises de père en fils.

La validation est faite par une opération intellectuelle appelée ‘triangulation’ expliquée à http://isogg.org/wiki/Triangulation.

Essentiellement, dans le cas de l’ADN-mt, il s’agit de trouver deux personnes dont les signatures mitochondriales (ADN-mt) concordent et qui démontrent sur le plan documentaire qu’elles descendent directement, en lignée directe des mères, d’une même matriarche qui a fondé leur lignée utérine en Amérique du Nord ou qui en est une descendante utérine à moins de 5 générations de la première établie.

Dans le cas de l’ADN du chromosome Y (ADN-Y), il s’agit de trouver  deux hommes possédant la même signature ADN-Y, le plus souvent ces hommes portent le même patronyme ou des variantes, et qui démontrent au niveau documentaire qu’ils descendent du même ancêtre qui a fondé leur lignée paternelle en Amérique du Nord ou qui est un descendant en ligne directe à moins de 5 générations du premier arrivant.

Les généalogies matrilinéaires ou patrilinéaires qui servent de support doivent être rigoureusement documentées afin que l’Ancêtre Commun le Plus Récent (ACPR; en anglais MRCA pour Most Recent Common Ancestor), puisse être identifié. Ces matrilignages et patrilignages sont vérifiés par un généalogiste professionnel.

Par définition, l’ACPR matrilinéaire est l’ancêtre la plus récente partagée par deux matrilignages qui s’écartèrent de l’ACPR par deux lignées de femmes débutant par des filles différentes.

Il en est de même pour l’ACPR de la lignée paternelle. L’ACPR est l’ancêtre le plus récent partagé par les patrilignages de deux hommes, chacun de ces patrilignages de support convergeant sur l’ACPR par des fils différents de l’ACPR.

L’ancêtre ciblé à des fins de triangulation sera le pionnier ou la pionnière d’une lignée. Cependant, il n’est pas toujours possible que l’ancêtre ciblé serve d’ACPR dans une triangulation.

Ainsi, il arrivera qu’un pionnier masculin n’ait eu qu’un seul fils en mesure de laisser des descendants masculins jusqu’à aujourd’hui. Il faudra alors prendre ce fils comme ACPR au lieu du pionnier lui-même, ou encore, choisir un ACPR qui aura eu deux fils dont la descendance masculine se sera poursuivie jusqu’à nos jours. Il en est de même pour la triangulation d’une signature mitochondriale. Une pionnière ciblée n’aura eu qu’une seule fille ou encore les lignées de la plupart de ses filles se seront éteintes à travers des fils qui n’auront pas transmis l’ADN mitochondrial de leur lignée des mères. Il faudra alors se rabattre sur un ACPR situé plus récemment de celui qui était ciblé. Dans plusieurs cas aussi, un descendant d’une des branches pouvant servir de support à la triangulation ne sera pas trouvé, voire refusera de participer.

Puisque l’ACPR d’une triangulation réussie ne sera pas nécessairement le pionnier ou la pionnière, de nombreuses triangulations demeureront perfectibles. Avec le temps, d’autres lignées de support seront découvertes qui feront reculer l’ACPR plus près du pionnier ou pionnière.

Pour qu’une triangulation puisse être affichée au Catalogue, il faut que son ACPR soit né en 1750 ou avant.

Plusieurs signatures peuvent servir de support à une même triangulation. Les différentes paires pourront partager des ACPR différents. Il faut au minimum deux patrilignages ou deux matrilignages de support.

Par souci de transparence, le Catalogue publie les matrilignages et patrilignages de support afin de permettre aux généalogistes d’examiner la validité documentaire de ceux-ci. La validation de signatures est une affaire publique et critique.

Par contre, l’identité, le # de trousse, de même que les adresses Mél des personnes dont les matrilignages ou patrilignages servent de support demeurent confidentiels. De plus, les unions ou mariages établis depuis moins d’un siècle sont déclarés ‘privés’.

Il en est de même pour les mutations de la région codante des mitochondries. Bien que prises en compte lors de la comparaison des signatures ADN-mt, elles ne sont pas publiées parmi les résultats et demeurent confidentielles.

En cas de doute, contactez-nous.